Une année très particulière commence pour moi. J'aimerais partager avec vous les aventures qui m'attendent et qui me mèneront en Amérique Latine!
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). Et le pisco sour du Deja vu (le repere des gringos et des chasseurs de gringas ... et le notre aussi!) aussi! Leonel, Pablo, Rodo et Xavier, je les reverrai tous en France avant de les revoir chez eux donc ces adieux n'ont ete que des aux revoir : toujours plus facile dans ce cas de partir! Une pensee speciale pour Bruno qui n'etait pas la, deja reparti a la mine !Et oui ... la boucle temporelle est bouclee elle aussi! Je suis partie en juillet 2007 et voila juillet 2008 qui va bientot commencer ... Un an, douze mois, plus de 300 jours loin de mon pays et des gens que j'aime. Cette phrase sonne comme un bilan pourtant le voyage n'est pas fini ; mais de la meme facon qu'un mois avant de partir je n'etais deja plus la, et bien un mois avant de rentrer j'y suis deja! Ca s'equilibre comme ca!
J'essaie d'en profiter un maximum, je vis encore plein de belles choses mais lorsqu'il s'agit d'ecrire je sens bien que mon humeur est un peu nostalgique ... Je me sens "coupee en deux" entre l'envie de rentrer, de serrer tout le monde dans mes bras, de voir ces nouvelles petites tetes qui sont venues au monde pendant ces 12 mois et le ventre rond de ma Fabie ... Et ma gorge qui se serre lorsque les enfants me demandent quand est ce que je vais revenir, lorsque je vois leurs tetes deconfites lorsque je reponds "2 ans au mieux, 4 ans maximum" et que ca me donne envie de les serrer tres fort dans mes bras, tous en meme temps ... et la, la "fontaine a larmes" se met en action et je risque la deshydratation! Ca ne dure qu'un temps car si je regarde en arriere, ce que j'ai vecu en onze mois, c'est tellement plein qu'en temps normal il faudrait 2 ou 3 ans pour voir autant de choses, vivre autant d'emotions et rencontrer autant de gens. Tout ca me remplit de joie et me redonne le sourire. Je sais bien que cet etat d'esprit s'effacera bien vite, lorsque j'aurai fait le premier pas sur le chemin du retour ; je pense aussi que je ne suis pas prete d'oublier tout ca et que vous allez en entendre parler du Perou! Et que meme lorsque je n'en parlerai pas, ils seront tous la dans mon p'tit coeur (qui va etre plein a craquer!), dans mes pensees, dans mon regard sur le monde, dans mes projets ... Il y aura un petit peu d'eux en moi tout comme j'ai eu le plaisir de constater que j'ai laisse quelque chose de moi en eux! Cette semaine, un des enfants m'a demande si j'avais apporte un livre de Picasso!!! Ils se souvenaient de Botero et m'ont demande comment s'appelle celui qui s'est coupe l'oreille!!! Quel bonheur!!!
Je leur ai apporte mon Chino aussi pour qu'ils voient la bete. Nous sommes alles a un grand carrefour d'Arequipa pour qu'ils observent la pollution, puis nous sommes alles au parc cette fois-ci pour respirer l'air pur et ... faire un tour de velo bien sur!!! Du coup, chaque fois qu'ils me voient, ils me demandent quand est ce qu'il faut qu'ils apportent de nouveau leurs velos!!! Hahaha! Je crois que ca aussi ca va les avoir marques!
CP et CE1 de Lara prets pour le grand depart!
Comme dit Florent, un des volontaires (BRETON bien sur!) du moment : "tu viens en VIP ici!" C'est vrai que chaque fois que je viens je suis traitee comme une reine. Le sommum a ete le jour de mon anniversaire! Grace a Evelyne et Sigi (postiers francais rencontres dans le sud du Chili), j'ai pu faire venir un clown! Un clown pour feter mes 32 ans ... c'est clair que je m'en souviendrai de cet anniversaire! J'ai eu le droit a plein de petits cadeaux et a des plus gros aussi ; a un gateau geant et le cadeau qui m'est venu de France : ma mere qui est venue deux semaines pour visiter le Perou. Et tous vos mails qui m'ont fait chaud au coeur!...

Marianela, maman, Amelia, Susana, Marita et Gabi au premier plan. Les deux creches etaient la!
Et moi ... derriere l'appareil photo bien sur!
Apres les festivites, nous sommes donc parties pour deux semaines tres touristiques ma mere et moi : le cañon del Colca (obligatoire!), Puno et le lac Titicaca que je ne connaissais pas encore, Cusco (pour la 4eme fois), Moray et les salines de Maras ... Si je n'en etais pas encore sure, c'est clair que les tours et les lieux touristiques ne sont pas ce que je prefere mais je dois avouer qu'en voyageant de cette facon, j'ai vu des choses que je n'aurais pas vues autrement ... L'inverse est vrai aussi! Et puis on a rencontre Regis, un p'tit francais (breton, decidemment! ... mais exilie dans le sud!) qui voyageait tout seul et avec qui on a forme un trio bien sympa. J'ai pas sourcille lorsqu'il m'a dit son prenom mais bien sur j'ai pense tres fort a notre Regi' national! 

Ile Taquile avec vue sur le Lac Titicaca Moray, laboratoire agricole des Incas
Traditionnel essayage de bonnets peruviens, a doubles pompons s'il vous plait! Ne rigolez pas on les a achete tous les deux: c'est trop chaud la laine d'alpaca!
Apres tout ca je suis rentree a Arequipa ou les enfants m'attendaient encore et ou j'ai retrouve Maud (encore un prenom qui me dit quelque chose!). Comme il restait de l'argent de ce que j'avais apporte en septembre dernier, avec Susana (directrice de Lara), nous avons joue les Peres Noel en avance ... ou en retard et on a achete pour les 2 ans un jeu d'eveil de compete! Je ne pensais pas qu'on aurait assez d'argent pour acheter ca : une piscine avec des escaliers, un toboggan et un p'tit tunnel pour ramper! C'etait super de voir tout d'abord la reaction des maitresses et ensuite celle des enfants : tout timides au debut et des qu'ils ont compris comment ca marchait, ils faisaient la course et riaient de bon coeur. Ca va surtout servir aux maitresses a eveiller leur motricite! Ils etaient tellement tous contents qu'ils ont organise une ceremonie d'inauguration : il a fallu que je coupe le ruban! Hahaha ... ils sont fous c'est peruviens! En plus le meme jour j'avais aussi l'inauguration de la bibliotheque dans l'autre creche : je suis marraine car avec l'argent que j'ai apporte on a pu acheter deux nouveaux ordinateurs et maintenant les 4-5 ans travaillent avec un programme de maths! Du coup je n'ai pas arrete de couper des rubans de toute la journee ... et de boire du pisco sour!


Et comme la fin s'approche et qu'il faut en profiter, presque tous les soirs je sors avec les collegues ou avec les copains d'ici et devinez ce qu'on fait?... Boire du pisco sour et danser la cumbia bien sur!!!
Enfin voila, vous savez tout sur l'absence de billet sur le blog ...
J'ai commence ma derniere semaine aux creches ... Apres ca je remonte vers le nord avec mon p'tit velo qui va reprendre du service pour quelques semaines!
Cuidense mucho! un beso para cada uno!
En prevision de l'hiver qui allait bientot arriver, on n'a pas chaume a la ferme et on en a mis un sacre coup dans le "jardin" : on a fini d'etaler toute la terre, les garcons ont bien avance dans les canaux d'irrigation, on a seme la kiwicha (principale source de proteine vegetale des incas) et le ble sarrasin. Au passage, parce que l'anecdote est risible, j'ai fait trempette toute habillee dans le canaux d'irrigation lorsque pour la 4eme fois je venais chercher de l'eau pour les salades ... Le sol etait trempe et je n'ai pas eu le temps de dire "oufe" que j'ai glisse et n'ai pu faire autrement que d'avancer d'un pas ... vers la canal! Resultat : de l'eau (pas si froide que ca finalement) jusqu'a la ceinture et un bon fou rire!
On a bien avance aussi dans la construction ; il faut dire que les deux premiers jours de la semaine j'ai cru que Azucena allait nous tuer a la tache car apres avoir "zaper" (verbe invente a partir du nom de l'outil zapa : sorte de houe comme on dit en Mayenne!) toute la matinee, on a charge du sable et des pierres toute l'apres-midi alors que les garcons construisaient un p'tit pont! Une fois reunis tous les materiaux a proximite on a pu preparer la boue en grande quantite, tellement grande qu'on arrivait pas a melanger avec les pieds! Il a fallu laisser tremper tout ca pendant plus de 24h pour que la terre s'impregne bien et finalement on a pu terminer les toilettes (que les nouveaux volontaires doivent utiliser maintenant)!
Azucena a ete plus presente cette seconde semaine et meme si ses discours sont assez fermes, les discussions ont ete tres interessantes et m'ont bien fait reflechir sur ce que je veux faire de ma vie (ne m'en demandez pas plus maintenant, on aura bien le temps d'en discuter a mon retour!). Les bavardages (trilingues!) avec Maud et Anna ont ete un vrai bonheur et une vraie complicite s'est etablie entre nous. Lorsque malheureusement Anna a du partir, c'est Charlie, encore un breton, qui est arrive ... en velo!!! Le monde des cyclistes est ellement petit qu'il a roule quelques jours avec Michael (l'americain) contre le vent de la Patagonie! Du coup, la finca ressemblait a une colonie francaise : encore un exemple de l'invasion silencieuse des francais en Argentine!
On a fete l'anniversaire de Patch en famille et avec un repas bien sur ... vegetarien! Un table de 25 personnes, ca fait beaucoup de feuilles de pissenlit et de racines a couper! Exception a la regle : Azucena a prepare un gateau au chocolat!!! Que ses enfants n'ont pas eu le droit de gouter puisqu'ils sont vegetaliens ... C'est le cote discutable de leur choix de vie : ils imposent a leurs enfants un mode de vie qu'ils n'ont pas choisi ; resultat Paloma (10ans) vole regulierement dans les armoires des benevoles toutes sortes de sucreries ... La petite vit avec pas mal de frustrations : je ne peux pas m'empecher de me demander ce que ca donnera lorsqu'elle sera adolescente ... Mais bon au moins ils ont fait un choix et s'y tiennent strictement : peut-on en dire autant?
Et puis est arrive le moment de quitter la ferme (juste avant que l'hiver n'arrive et avec lui le froid et la neige!), de quitter tout ce petit monde ... et de quitter l'Argentine apres 3 mois de peregrinations !!! Pas si facile que ca mais au moins j'en ai profite jusqu'au bout car j'ai traverse des paysages incroyables, tres semblables a ceux de l'altiplano bolivien, pour entrer au Chili a San Pedro de Atacama_ celebre pour son desert de sel. J'ai passe la frontiere avec une boule au ventre car les chiliens sont toujours aussi c...... ou disons pointilleux et n'acceptent aucun produit animal ou vegetal pour proteger leur pays des maladies et cette fois-ci, j'ai fraude : j'avais 1kg de hierba Santa Maria (pour faire des infusions) dans le fond d'une sacoche ... que le douanier a ouverte ... qu'il a inspectee en me demandant si je transportais quelque chose "d'illegal". Question idiote mais dans ces cas-la je me fais moi meme plus bete que je ne suis et je demande avec ma petite voix et mes yeux de cocker :"j'ai de la yerba mate, c'est autorise?" (ne pas oublier de battre des paupieres et de serrer un peu les bras pour mettre en evidence son decollete : ca c'est l'avantage d'etre une fille! Les garcons n'essayez pas, vous pourriez avoir des problemes ... Hahahahaha!!!) Et c'est passe comme une lettre a la poste!
Ca n'a pas ete la meme histoire pour passer la frontiere peruvienne, a Tacna (sud du pays), ou le douanier a minutieusement inspecte le sac d'herbe. Ils ont aussi voulu me faire payer un impot pour le Chino, comme si c'etait un velo professionnel d'importation ... Je n'avais plus la facture avec moi mais je leur ai dit que j'avais achete ce velo au Perou il y a 6 mois et qu'il n'a rien de professionnel! Heureusement je suis finalement tombee au bureau des douanes sur une jeune femme intelligente qui a bien vu que le velo etait "use" ; et comme en plus son frere vit en France, qu'il est malade et que le systeme social francais lui permet (pour combien de temps encore?) d'etre bien soigne, on a fini par discuter de tout, de rien et surtout de pas de mon velo!
J'avais presque oublier comment c'etait le Perou mais des la gare routiere de Tacna, j'ai ete replongee dans le bain : "Faite attention mademoiselle, ce jeune est un voleur." "Faites tres attention a vos affaires". "Mais vous ne pouvez pas aller chez votre ami en velo, c'est loin et on va vous voler" ... Bref, la rengaine habituelle ...
Enfin me voila de retour a Arequipa. Je suis bien sur retournee aux creches et les enfants de Lara (qui me connaissent plus) m'ont fait une vraie fete. Ils m'attendent avec mon velo ce matin !
J'ai retrouve Marita et toute sa famille ; Bruno avec qui je suis retournee dans le Cañon du Colca (pour la 4eme fois) mais en velo cette fois-ci : c'etait super parce que j'ai decouvert une partie du cañon que je ne connaissais pas encore. Le fait d'etre en velo et aussi le fait que Bruno a travaille comme medecin dans ces petits villages de la rive droite du cañon ont fait que cette fois-ci j'ai vraiment eu des contacts amicaux avec les "locaux". J'ai tellement apprecie que je vais bien y retourner une 5eme fois!
Voila, pas plus de nouvelles pour aujourd'hui mais ca devrait calmer les accros au blog !
Un beso enorme para todos!
d'abord les garcons ont creuse des "canneaux d'irrigation"
ensuite on a etale sur les cotes la terre qu'ils ont sortie (Maud dans le feu de l'action)
Azucena (la chef!) vient semer : ble, avoine, etc ...
et enfin on recouvre de paille pour que les oiseaux ne viennent pas manger les graines! (ici Ana au travail!)
Apres une pause dejeuner rapide ou on mange des sandwichs dehors, sur l'herbe, au soleil ; l'apres-midi on change d'activite, on fait quelque chose de moins physique mais on bosse quand meme ! On construit une "salle de bain" a cote de notre cabane ... Tout en branches de peuplier tressees et en "boue" qui est en realite un melange d'argile, de terre sableuse, de crottin de cheval et de paille!
et la meilleure facon de melanger : c'est avec les pieds!!!
Anna et Maud qui s'en donnent a coeur joie!
Vue generale
Patch en "charpentier" Pour que vous ne croyez pas que je ne fais que prendre des photos! ... Je suis en train de faire le siege des toilettes ... en boue!
Apres un bon week end de repos, je vais etre prete a attaquer la 2eme semaine!
PS: photos de Mendoza en ligne sur le billet precedent!
J'ai donc rendu la cabaña et quitte la region des lacs sous un soleil magnifique mais un froid de canard : la-bas, le soleil ne chauffe plus si fort ... 19 heures de voyage donc j'ai eu le temps d'admirer le paysage qui a tres vite change : a part le volcan Lanin, tout blanc, tout seul et parfaitement conique, on a tres vite retrouve la pampa desertique et seche. On a traverse quelques villes sorties de nulle part, construite uniquement pour loger les travailleurs des compagnies petrolieres ...
Enfin, apres une nuit tres confortable dans le bus, je suis arrivee de bonne heure le 1er mai a Mendoza. Ca ete tres agreable d'arriver en ce jour ferie, au petit matin : la ville etait toute endormie, vide et baignee dans les doux rayons du soleil qui ici chauffe encore bien fort (trop pour ne pas se mettre a l'ombre a 14h!).
J'ai tout de suite adore cette ville avec toutes ses places et son parc : j'ai d'ailleurs passe tout l'apres-midi dans le grand parc San Martin, en plein coeur de la ville; la ou tout le monde s'etait visiblement donne rendez-vous apres 16h : mate, partie de foot et promenade familiale au programme. J'adore voir comment les gens vivent et a Mendoza, j'ai l'impression qu'ils passent leur temps sur les places et dans les parcs! Il fait vraiment bon vivre ici!!!
Parc San Martin
Plaza Independencia, vendredi apres-midi
J'ai retrouve ensuite Maud, qui etait volontaire aux creches en meme temps que moi et qui faisait partie de la colloc a Arequipa! On a fete les retrouvailles dans le plus grand et hallucinant tenedor libre que j'ai vu depuis que je suis en Argentine : impossible (pour moi!) de gouter a tout! Un buffet d'entree, de plats chauds, de nourriture chinoise, de desserts (ils font des crepes a la demande!!!) et bien sur une parilla d'au moins 2.5m de large!!! Je ne sais pas si on a trop mange, trop bu ou trop parle mais on est sorties de la full comme ils disent ici!
Cordero patagonico asado (agneau) et buffetS de salades, plats chauds, cuisine chinoise et dessertS
Maud est partie des le lendemain et je la rejoins dans moins de 2h a Tunujan (environ 60km au sud de Mendoza). Elle m'a propose un plan super que je ne pouvais pas rater : je vais travailler comme benevole 2 semaines dans une ferme biologique!!! Le retour a la Terre : ca va etre bon je le sens!
Je vous en dirai plus d'ici quelques jours et je mettrai des photos de Mendoza aussi mais la je prends le bus dans 20min donc je file!!!
Cuidense!
Depuis la derniere fois, je n'ai pas bouge, je suis toujours a San Martin de los Andes. Je vous avais dit que j'aurais bien aime louer une de ces petites cabanes (=bungalow) pour me poser 2 ou 3 semaines et profiter de l'automne dans cette region magnifique ... mais que les prix etaient trop ... touristiques!
Ben, en y reflechissant bien, je me suis souvenu que je dis souvent que je ne mourrai pas riche, que l'argent c'est fait pour etre depense ; je me suis souvenu aussi que j'avais dit a Bouli que je m'offrirais un tour a cheval ou un truc qui me plait vraiment avec l'argent que Maitre Margueritte nous a rendu (attention, ceci est en aucun cas un remerciement ... ;-! ) ; et enfin je me suis souvenu que si j'ai envie de rester a un endroit alors y'a forcement une solution pour ...
Donc ... jeudi matin, j'ai quitte la pension avec toutes mes affaires et j'ai commence a faire le tour des cabanes, en direction de la sortie de la ville, en me disant que ca allait etre plus accessible. Et que si je ne trouvais pas de cabane, je pouvais trouver un endroit ou monter le bivouac et y rester plusieurs jours, temps qu'il fait beau.
Premiere tentative : j'ai sonne et personne n'est venu. Deuxieme tentative : une rue en pente, pour de vrai ... et en cul de sac ... et pas de cabane a louer ... Du coup en passant devant le camping de l'ACA (Automovil Club Argentino), je me suis arretee pour demander si c'etait ouvert histoire d'assurer mes arrieres. Et j'en suis pas repartie!!!
Parce que l'ACA a aussi des cabanes et que Carlos (ne rigolez pas!), m'a fait une offre que je n'ai pas pu refuser car personne ne m'aurait laisser une cabane a ce prix-la ailleurs, je pense! Pour 2 nuits payees, une gratuite!!! Donc j'ai "signe" pour 6 nuits!!! et je reste dans mon budget!
C'est parce que j'ai eu peur qu'il interprete mal parce que sinon, je l'aurais bien embrasse ce Carlos!!!
Je suis trop heureuse!!! Un peu perdue dans ma cabane pour 6PERS !!! Mais pour moi c'est le grand luxe : chaisse longue sur la pelouse, matelas d'au moins 30cm d'epaisseur, lit double, chauffage, cheminee, TV+satellite, micro-ondes, miroir immense et ... une BAIGNOIRE!!!!! Une maison quoi!!!
Je vous fais visiter???
MA cabaña ... jumelee mais y'a personne a cote! Mon Chino a meme son garage couvert mais je le fais dormir a l'interieur : y'a pas de raison qu'il n'y ait que lui qui ait froid ...
Escalier qui mene a l'etage : 4 lits individuels et une salle de bain. Je pourrais dormir dans un lit different chaque nuit si je voulais!
Et oui ... ca donne le vertige!!!
Si c'est pas le reve ca! C'est clair que ca me change de ma tente ... 2 places pourtant!
Et voila le plus beau : UNE BAIGNOIRE!!!! Ca faisait un an que j'avais pas ete aussi propre! ;-)
Bon ben j'y suis jusqu'a mercredi matin ... Y'a de la place pour 4 ou 5 personnes de plus donc ... DEPECHEZ VOUS de venir!!!
Ils ont annonce la fin du beau temps pour demain ... J'espere qu'ils ne se sont pas trompes et que je vais pouvoir passer la journee entiere pres de la cheminee!
Parce que hier et aujourd'hui, comme il faisait tres beau, j'ai fait tous les miradors qui dominent la ville et le lac ... et j'ai ete obligee de passer mes apres-midi, dehors, a prendre le soleil ...
JE PENSE BIEN A VOUS! BESOS !!!
Etape 34 (mercredi 16/04) : 40km jusqu'au Cañadon du Rio Foyel, en direction de Bariloche.
Etape 35 : 23km jusqu'a Bariloche_ il en manque environ 60 que j'ai fait en camion!
Etape 36 (samedi 19/04) : 57km jusqu'a la maison du 1er garde du Parc National Nahuel Huapi, 26km avant Villa La Angostura.
Etape 37 : 43km jusqu'a la Bahia Guardaparque, le second garde-parc!
Etape 38 : 37km jusqu'au Lac pichi Traful, 2 km apres la maison du 3eme garde-parc!
Etape 39 (mardi 22/04) : 57km jusqu'a San Martin de los Andes.
Et oui, j'ai beau etre en Amerique du sud pour un an ; en vacances, pas obligee de travailler pour un an ; au milieu de paysages absolument magnifiques ... je dois avouer que le moral n'etait pas au beau fixe la semaine derniere en arrivant a Bariloche ... Comment c'est possible???
Le resultat de l'analyse de la Nenette, Docteur es psychologie, specialisee dans les troubles psychiques de la cyclo-voyageuse solitaire et aventuriere, se resume en un mot : le TEMPS!!!
Le temps qu'il me reste car il ne s'agit plus d'un an mais de quelques mois ou de semaines pour ce qui est de l'Argentine. Je pense que j'en ai pris conscience il y a peu et c'est une nouvelle donnee a gerer.
Du coup, le temps qu'il fait a pris une importance considerable : s'il pleut encore demain, est-ce que je dois prendre un bus pour ne pas rester trop longtemps au meme endroit? Est ce que j'attends une nuit de plus? S'il fait beau, je DOIS partir parce qu'il faut en profiter : les journees d'automne ne seront pas toujours aussi belles!
STOP!!!! On arrete tout!!! Avec ce genre de pensees, j'ai quitte El Bolson, contrariee parce que j'aurais bien aime rester quelques jours de plus dans ce camping ou il faisait bon vivre. Et cerise sur le gateau : le lendemain matin, il pleuvait une de ces petites pluies fines qui vous trempe en un rien de temps, j'ai plie la tente mouillee et SALE (trop pour moi!) ... Vous imaginez bien que j'etais d'humeur massacrante : dans ces cas-la, il vaut mieux ne pas venir me chatouiller parce que ca part au quart de tour!
"Mais dites-moi Docteur, cela ressemble fortement au stress du voyageur qui voit son annee sabbatique se terminer ...? Comment on traite ca? _ On RESPIRE!!! On se recentre, on ecoute ses envies, on elimine de son vocabulaire toute idee d'OBLIGATION et on privilegie le PLAISIR avant tout!"
Donc je me reveille quand mes yeux s'ouvrent naturellement (pas avant 8h30, parfois je me rendors jusqu'a 9h45!!!), je me prepare des petits-dej gargantuesques avec des tonnes de choses dans mon avoine (pommes golden ramassees sur le bord de la route, poires de chez le garde-parc, membrillo maison offert par les amis de Esteban et Carola, raisins secs et cacahuetes bien sur!), je m'arrete tous les km, voire moins, pour prendre des photos, je mouline a fond (j'aime bien l'oxymore) et je fais beaucoup moins de km.
"Elle se laisse aller Docteur!"_Mais pas du tout malheureux! Au contraire!!! Elle vit ou plutot elle revit!"
C'est exactement ca : bien que paradoxale, je fais plus de choses qu'avant! Ces dernieres semaines je ne faisais que manger, pedaler, manger, dormir et me reposer une journee tous les 3 ou 4 jours ... Maintenant, je continue de faire ca mais en plus, je prends le mate et si possible, je le partage ; je lis ; je gobe la lune ; j'ecris enormement ; je contemple (
) ; je tricote (de la laine vierge de mouton patagon!) ; je vais au cine (le dernier film des frere Coen!) ... Enfin, je PROFITE de TOUT!!!
Donc le moral est remonte en fleche, le soleil d'automne fait une contre-attaque et la neige des semaines passees est histoire ancienne! Je m'emerveille a la vue d'un nouveau lac couleur emeraude et je souris toujours autant en entendant les mots tenedor libre et facturas ...
Je me sens tellement bien dans cette region des lacs que j'avais envie de m'y poser 2 ou 3 semaines avant de partir pour Mendoza mais l'endroit est tres touristique et par consequent les prix aussi ... meme en basse saison! C'est pas grave : je le trouverai mon p'tit endroit ou me poser avant de retourner a Arequipa, c'est juste une question de patience!
"Elle a l'air d'aller mieux, non, docteur!? _ Oui elle a l'air d'avoir bien reagit au traitement. On la maintient en observation encore quelques jours et surtout qu'elle prenne beaucoup le soleil."
Pas de probleme : compter sur moi, d'ailleurs je m'en vais de ce pas me poster sur les bords du lac Lacar pour me delecter des chauds rayons de cette fin d'apres-midi!
Ah oui, bien sur, je vous laisse quelques photos!

Bivouac de reve! Sol un peu dur mais vue panoramique et 1ers rayons du soleil rien que pour moi!
Je fais la fille concentree mais je viens de courrir pour me mettre a cote de mon feu de camp!
Coucher de soleil sur le Lago Pichi Traful ... Tout simplement incroyable!
Beaucoup de lacs dans la region ... des lacs! ;-)







Quand je quitte le parc, le vent est toujours la, moins fort mais pas tres favorable. Dans ces cas-la, une seule chose a faire : prendre son mal en patience et mouliner parce que y'a pas pire que le vent pour vous casser les genoux ... Les paysages, desertiques, mais qui offrent une belle vue sur les Torres del Paine, laissent vagabonder librement mon esprit : je deviens philosophe ... ;-) Je m'offre aussi des fous rire toute seule_heureusement personne ne me voit! J'explique : un guanaco, pas sauvage du tout, arrete de brouter pour me regarder passer. Je lui dis : ne me regarde pas comme si j'etais une bete bizarre! Pensant en moi-meme que c'est lui la bete bizarre ... Et d'un coup je me rends compte de mon erreur et j'eclate de rire en prenant conscience que sur mon velo, avec tout mon barda, au milieu de ces paysages ... C'est MOI la bete bizarre!
Eux ont beaucoup moins de mal que moi avec le vent ...
Bref, la journee passera assez vite et encore plus vite lorsqu'une fois le vent dans le dos, je bats mon record de vitesse (etabli en Equateur dans une descente de 20km environ et sur goudron) et fais une pointe a 78.6km/h sur du ripio et en moins de 200m ... Vous imaginez comme le vent me poussait dans le dos!
J'arrive epuisee, le moral dans les chaussettes a la frontiere chilienne et decide de passer la nuit-la en esperant que le vent se calmera pendant la nuit ... Rate ... Il est encore plus fort au petit matin et je l'entends venir frapper la palissade derriere laquelle je me suis abritee. J'en suis a me demander si je vais prendre la route ... Et puis je me dis que si j'attends qu'il n'y ait plus de vent, je risque d'attendre longtemps ; alors je decide de partir en me donnant comme objectif El Calafate, a trois jours de la, et ensuite je prendrai un bus si la lutte est trop difficile. Finalement, le vent me pousse tellement dans le dos que ce jour-la je fais presque 100km (le kilometrage n'est plus tres exact car mon compteur oublie de fonctionner parfois ...) et surtout je vais retrouver le GOUDRON et c'est un vrai soulagement.
La journee a ete incroyable : 3 km apres la frontiere argentine, une voiture s'arrete, descendent un homme et une femme qui me parlent direct en français! Remise de ma surprise ils me disent que les douaniers leurs ont parle de mon passage et ils voulaient juste me saluer : sympa! On parle de mon sejour en Amerique du sud et je dis que j'ai ete benevole 4 mois dans une assos a Arequipa. Je vous le donne dans le mille : ils sont bretons et la dame a travailler avec Jacky pour preparer une expo sur le Perou ... J'hallucine! Le monde est trop petit!
Plus tard dans l'apres-midi, je vois deux points a l'horizon qui pourraient etre des cyclistes ... Je me mefie car souvent ce ne sont que des panneaux! ... Mais non, ce sont bien deux cyclo-voyageurs!!! Elle allemande et lui suisse : ils roulent ensemble depuis Santiago de Chile ; par contre ils ne parlent pas espagnol et ils roulent contre le vent ... Donc juste le temps d'echanger quelques infos (notamment le fait QU'IL N'Y A PAS DE VENT sur la carretra austral ... Oufe de soulagement!) et nous poursuivons nos chemins respectifs : eux a pas plus de 8km/k et moi a 45!!! Meme une fois retrouve le ripio j'avais l'impression d'avoir des ailes! Le moral est de nouveau au beau fixe dans ces cas-la!
J'en ai bien profite et j'ai bien fait car une fois tourne plein ouest vers El Calafate, j'ai retrouve le vent de face. Je fais ce que je peux et quand je n'en peux plus ben je m'arrete : c'est pas plus complique que ça! Et une fois de plus j'ai eu beaucoup de chance car le lendemain, chose incroyable, il y avait 0 vent donc j'en ai profite pour m'approcher le plus possible de mon objectif et ensuite il ne me restait plus qu'une quarantaine de km pour arriver ... Meme a 10 a l'heure rien n'aurait pu m'arreter car il y avait les facturas de chez Don Luis et la parilla libre qui m'attendaient! J'ai d'ailleurs un peu exagere sur les facturas (2 douzaines en 2 jours ... rien compare a certains copains cyclistes ...!) et j'ai frole la crise de foie.
Pourquoi vouloir a tout prix aller a El Calafate? Parce que c'est le point de depart vers le celebre glacier Perito Moreno : le plus grand glacier aussi facilement accessible au public et surtout qui avance autant. C'est ce qui m'a le plus impressionnee : il y a constamment des blocs de glace (plus ou moins importants) qui tombent en faisant un fracas qui s'entend avant meme de pouvoir voir le glacier! Attention, il n'est pas en train de fondre, rien a voir avec le rechauffement de la planete, etc! Non, au contraire, ce glacier est un des rares qui n'est pas affecte par ces changements. Tout simplement IL EST VIVANT! Il avance de 2m PAR JOUR en son centre et de nouveau il coupe le Lago Argentino en deux etendues d'eau separees. A gauche, le niveau de l'eau monte et fait de plus en plus pression sur la glace qui va ceder a un moment donne, tous les 4 ans environ ... et j'aurais adore que ce soit le jour ou j'y etais mais non, il lui manque encore quelques semaines pour cela, peut etre meme quelques mois! Si vous avez 2min et que vous voulez voir quelques images de la rupture de 2004, cliquez ici! J'espere que vous avez le son!


Enfin voila! Apres avoir vu ce spectacle merveilleux, je me suis accorde une journee de repos de plus, histoire de reprendre des forces avant de retrouver le Maitre des plaines patagones ... D'autant que je ne suis pas pressee d'arriver a El Chalten, a 220km de la, puisque je devrai de toute façon attendre le bateau du samedi 05/04 pour traverser vers le Chili et commencer la Carretera Austral!
Apres une journee entiere passee dans la tente a attendre que la pluie cesse_ ma foi ça fait pas de mal et ça m'a permis de lire un peu!_ je laisse Michael qui attend Martin, l'anglais rencontre a Ushuaia et qui roule comme nous vers le nord : ils ont prevu de faire la grande boucle (6 a 7 jours de marche) dans le parc ; moi je n'en ferai pas autant toujours pour preserver mes genoux. Finalement j'apprendrais qu'il ne l'a pas attendu et qu'il a roule environ une heure derriere moi ... Peu importe car j'avais envie de rouler toute seule et me voila donc en tete a tete avec mon Chino!
J'ai bien roule ce jour-la, trop bien meme puisque je suis arrivee a l'entree du parc a 18h, les gardiens etaient donc encore la ... J'ai eu beau discuter, argumenter, faire ma malheureuse ... Rien n'y a fait, j'ai du payer les 23€ que coute l'entree dans le parc pour les etrangers!!! Soit 4 fois plus qu'a Ushuaia et 4 fois plus que ce que payent les nationaux. Ils m'ont explique que ce parc a lui tout seul permet d'entretenir tous les autres qui existent au Chili ... Tu m'etonnes! J'etais deja pas mal en rogne et ça ne s'est pas arrange lorsque je suis arrivee au centre des visiteurs ou une belle plaque en laiton remercie la C.E.E. pour l'argent qu'elle a donne pour la realisation de ce parc : les europeens, on paye deux fois quoi en gros! En plus, les services rendus sont loin d'etre a la hauteur du prix de l'entree ... Peu de camping gratuits et en plus ils sont places de façon a ce qu'on ne puisse pas les atteindre en une seule fois : donc obligee de m'arreter dans un camping payant ... Les toilettes sont condamnees et parfois meme l'eau est coupee dans les campings gratuits ... Comme on n'est plus en haute saison, un bateau sur trois est supprime, par contre les horaires des bus qui attendent a l'arriver n'ont pas ete changes et donc je me suis retrouvee a faire du stop ... Et le ripio (piste de terre et de graviers) est le plus mauvais que j'ai vu depuis le debut de mon voyage : ma sacoche de guidon n'y a pas resiste et les attaches que Martin (le Mc Gyver allemand rencontre a Trujillo) avait faites ont casse ... Bref, c'est une honte que le Chili se fasse autant de fric grace a ce parc que la Nature et l'Histoire lui ont donne. C'est sa poule aux oeufs d'or a lui et c'est sans scrupule qu'il tond la laine sur le dos des amoureux de la Nature !!!
Une fois dit tout ça, il ne reste qu'une chose a ajouter : c'est MA-GNI-FI-QUE!!! Impressionnant, hypnotisant ...
Bref, c'est vraiment un endroit a ne pas rater (mais y'a moyen d'entrer sans payer en arrivant apres 20h a la barriere du parc!). J'ai du laisser le Chino a l'entree du parc car les sentiers sont exclusivement pietons. J'ai donc mis le minimum dans mon sac a dos pour 3 jours de treck ... et malgre ca, j'en ai bave! Passer du velo a la marche c'est pour moi une vraie torture : ce ne sont absolument pas les memes muscles des jambes qui fonctionnent! A la fin du deuxieme jour j'ai cru que j'avais un truc au bassin parce que je boitais et j'avais super mal. Et mes pauvres pieds, habitues a etre a l'air libre et pas trop sollicites, ils ont morfles aussi : le pire ce sont les ampoules au bout des doigts de pieds!
Enfin tout ça valit vraiment la peine car je suis arrivee jusqu'au Glacier Grey ... Et la : WAHOU!!! Ça m'a fait le meme effet que le Grand Canyon : j'en ai eu le souffle coupe. C'est tout simplement BEAU.
Evelyne et Sigi devant le Glacier Grey ... enfin leurs ombres chinoises!
C'etait la premiere fois que je voyais pour de vrai un glacier et ce qui m'a le plus impressionnee c'est la couleur de la glace, qui change selon l'ensoleillement, qui va du blanc au bleu le plus pur en passant par un vert-gris tres surprenant.
Enfin voila, j'ai A-DO-RE!!! Difficile de tourner le dos a un monstre comme ça et pourtant il a bien fallu m'en retourner ... Les montagnes qui dominent le camping (Los Cuernos) sont egalement tres belles et voir les differentes couleurs que la roche prend selon l'heure du jour est un cadeau renouvele a tout moment.
En plus j'ai fait une rencontre super sympa : Evelyne et Sigi, elle alsacienne et lui allemand ; un couple de postiers qui se promenaient dans le parc avec leurs tenues de pluie aux couleurs de La Poste! Des gens adorables qui ne sont pas a leur premier voyage en Amerqiue du sud et qui comme moi, preferent voir moins mais voir plus. On n'a pas vraiment marche ensemble car on n'avait pas tout a fait le meme rythme mais on s'est retrouves pour trois soirees fort agreables a discuter. J'espere bien le rendre visite un jour, chez eux, en Alsace.
Apres ces trois jours de marche, je suis retournee a l'entree sud du parc pour aller chercher mon velo, heureuse de retrouver un effort physique auquel je suis habituee et qui GENERALEMENT se passe sans douleur ... Ce jour-la ça n'a pas ete le cas car ... le vent (et oui! je vous avais dit qu'on allait en reparler...) en avait decide autrement. Tout d'abord, je l'ai eu de 3/4 face mais j'ai serre les dents et je suis arrivee a la bifurcation ou la, je l'ai eu dans le dos, ou plus ou moins. Je me croyais sauvee : et bien pas du tout! Parce qu'il etait tellement fort, avec des raffales que j'estime a 100km/h, que je me suis retrouvee ballotee dans tous les sens : des embardees a gauche _ j'ai traverse la piste sans rien pouvoir faire et me suis retrouvee contre le rail de securite ; des embardees a droite dont une en descente, qui m'a fait planter la roue avant dans le p..... de bord de route epais et TRES mou, et j'ai vole par dessus le Chino! Rien de bien grave apres avoir eu peur pour mon coude qui me faisait bien mal sur le coup. Mais j'ai surtout ete tres impressionnee, voire effrayee de me sentir aussi impuissante, toute petite voire rien du tout. Je suis arrivee a la nuit de l'autre cote du parc, au pied des Tours, et je me suis couchee direct, epuisee d'avoir autant lutte ...
Du coup le lendemain, je n'avais pas la force de faire les 8h de rando aller-retour pour voir les Tours de plus pres donc je me suis contentee de petit dejeuner face a elles et je me suis dirigee vers la sortie du parc ou j'ai tout de suite retrouve une piste en bien meilleur etat! Grrrrr ... Bref! C'etait bien beau quand meme ; c'est la seule chose dont je veux me souvenir!

Apres avoir difficilement trouve un bus pour quitter Ushuaia, on a finalement joue de chance et on est arrives plus tot et pour moins cher a Punta Arenas, la ville la plus au sud du continent sud-americain puisqu'ensuite c'est la Terre de Feu et que la Terre de Feu c'est ... une île!!! On a donc retraverse le detroit de Magellan, dechaine car le vent etait tres fort ...
J'apprehendais pas mal les etapes a venir car je savais bien que cette fois-ci, le vent ne nous serait pas favorable du tout, vu qu'on se dirigeait plein ouest ... Du coup, on ne s'est poses qu'une nuit a Punta Arenas pour etre surs d'etre a l'heure au rendez-vous fixe avec Julien, le cycliste français grace a qui j'ai rencontre Yves et Gaël et que je vais recroiser sur la route mais cette fois-ci je suis en velo!!!
Finalement, on a encore eu beaucoup de chance car, mis a part les 15 derniers km de l'etape 14, ou le vent etait de cote, et me faisait faire des embardees fenomenales, le reste du temps, on a roule le matin et on n'a absolument pas ete embetes jusqu'a notre arrivee a Puerto Natales. Pas de vent!? Oui je sais il y en a qui vont avoir du mal a le croire et qui vont etre jaloux mais le mois de mars (fin de l'ete) semble etre le meilleur moment pour pedaler dans le coin.
J'ai quand meme ete impressionnee par la puissance de ce vent qui fait ce qu'il veut quand il veut de mon Chino et moi : genre un "bond" de 3m a droite et vlan, je me retrouve dans la berme, le velo couche car c'est le seul moyen de l'arreter ... Ce que je ne savais pas, c'est que ceci n'etait qu'un pale aperçu de ce qui m'attendait quelques jours plus tard ...
des images qui me font dire qu'on a eu beaucoup de chance ce jour-la ...
On etait donc a l'heure pour le rdv avec Julien ; on a partage un p'tit dej ensemble, des conseils pour la route a venir et on s'est dit a bientot en France! C'etait super sympa de se retrouver comme ca. Il est maintenant arrive au bout de son periple, apres plus de 11.000km : chapeau l'athlete!
Julien n'est pas le seul cycliste qu'on a croise sur la route ... tres empruntee par les cyclo-voyageurs : un couple de français a Punta Arenas, 3 americaines et Remi, un français qui arrive d'Afrique ou il a pedale aussi, en solitaire, et qui est le seul qui va dans le meme sens que nous. On le recroisera tous les jours mais on est completement decales et souvent il nous "double" pendant qu'on dort ... Et vice versa!
Sympa la vue depuis la tente, non? Il a meme pas plu!...
C'est donc plutot en forme et apres avoir profite des paysages patagons qu'on est arrives a Puerto Natales, la seule ville pour se ravitailler avant d'entrer dans le celebre parc national Torres del Paine! Mais si vous connaissez, vous avez forcement vu des photos de ces trois tours qui font la fierte des chiliens ... Et si vraiment vous ne voyez pas, ben attendez le prochain billet!

Je ne peux pas ne pas dire quelques mots sur Ushuaia (meme si je suis deja loin et sacrement en retard dans la mise a jour du blog) car j'imagine que vous vous demandez tous : alors c'est comment?
Ben a part "extreme", comme dit Francky, c'est ni plus ni moins qu'une station de ski : une rue pricipale bordee de magasins de souvenirs et de boutiques toutes plus cheres les unes que les autres ; beaucoup d'etrangers, des sacs dans les mains sur les trottoirs; beaucoup de voitures ... trop, apres 8 jours passes dans la pampa desertique patagone! On a tous les trois eu la sensation de ne pas avoir notre place dans cette ville qui est pourtant une des destinations les plus prisees des cyclo-voyageurs. En 30min, Tyson a failli se faire percuter par une voiture qui a provoque un accident, une autre a renverse mon Chino qui etait "gare" juste derriere et la police a pris nos noms, prenoms, nationalite et nº de passeport pour que l'on temoigne eventuellement du dit accident ... On a fait quelques courses, on a pris nos jambes a notre coup et on est vite sortis de la ville en direction du Parc National Tierra del Fuego car c'est ca surtout l'interet d'Ushuaia!

C'etait mon premier parc national en Amerique du sud donc j'ai trouve ca tres joli, meme si rien n'est laisse au hasard et tout est tres "encadre" : chemins HYPER balises, tout le monde voit exactement la meme chose, circuits touristiques bien rodes ... Mais les Andes sont toujours aussi magestueuses, couvertes de neiges eternelles et de glaciers ... Je ne suis pas montee tres haut pour preserver mes genoux qui commencent a me faire mal : la nuit ou lorsque je suis assise mais pas sur le velo ... Allez y comprendre quelque chose! Par contre on a parcouru environ 65km a l'interieur du parc, super tranquile et c'etait tres agreable! J'ai du coup passe mon 2.000eme km qu'on a fete avec un vin chaud et le lendemain en ville avec un RICARD (j'ai initie les americains, Tyson a dore!!!). Nous sommes alles jusqu'au bout de la RN 3, la route qu'on a suivi depuis Buenos Aires et qui remonte jusqu'en Alaska, quelques 17.000 kilometres et des poussieres plus au nord ... ou il ne doit pas faire plus chaud qu'ici ... On a pris une premiere petite gelee blanche et je dors maintenant toute habillee dans mon duvet -15ºC. C'est un sacre inconvenient que d'etre frileuse dans le coin!

Enfin voila ... Mais pour finir et pour vous faire rever un peu plus, dites vous qu'Ushuaia est loin d'etre le bout du monde car de son port partent les croisieres (genre Love boat mais avec des mouffles plutot qu'en bikini!) vers l'Antartique ... J'ai regarde si je trouvais un last minute accessible mais rien a moins de 4000$US ... Dommage, j'aurais bien embarque pour 10 jours ... Une autre fois peut etre!
Bref, un bien beau parc et une ville qui laisse quand meme encore une place aux reveurs qui savent ignorer les "toutous" et toutes les entreprises commerciales autour!
Cette fois-ci le periple en Argentine va vraiment commencer : du velo, rien que du velo jusqu'au "bout", jusqu'a Ushuaia!!! Ca parait encore loin : le panneau a la sortie de Rio Gallegos annonce 580km...
Je sais qu'ici, la difficulte ne va pas etre les pentes ou la pluie mais le VENT! Des notre sortie de Rio Gallegos, il est la, bel et bien la meme si j'imagine qu'il peut etre bien plus fort. Heureusement on l'a dans le dos : d'ou une vitesse max de 37.5km/h sur une route parfaitement plate!!!
A ce rythme, nous voila bien vite arrives au Chili. Les douainiers n'ont pas ete chiants : j'ai dit qu'on n'avait pas de fruit ni de legume parce qu'on sait que c'est inerdit et ils n'ont meme pas ouvert une sacoche! Le matin au reveil, surprise : le vent est toujours bien la, le soleil est a peine leve et j'ai les yeux geles des que je les ouvre ... je remise les sandales et je sors les vetements thermiques, le bonnet et les gants! Et c'est parti pour une journee de fous : apres 6km, on a bifurque a gauche et la le vent est devenu SUPER favorable_ moyenne de 33km/h sur 16km!!! Jusqu'au ... Detroit de Magellan. J'etais sur- exitee d'etre la, d'avoir sous les yeux ce qui est un nom mythique depuis toujours : LE fameux detroit de Magellan! Traverse en 20min avec une mer forte et la visite des toninas (des "dauphins" blancs et noirs) ... et nous voila en TERRE DE FEU!!!
Je ne vais pas dire que d'un coup tout etait plus beau ... Les 50 premiers kilometres jusqu'a Cerro Sombrero etaient faits de pure pampa : totalement plat, des animaux partout qui detallent a notre passage, des couleurs chaudes d'herbe brulee par le soleil et la secheresse.

Et dans ce village ou il n'y a vraiment pas grand chose (tout a ete construit par la compagnie de gas lorsqu'ils ont trouve d'importants gisements ... J'ai demande a quelqu'un si le village etait recent ... il m'a repondu que non, il a ete construit en 1985!), on a trouve l'impensable : un cyclo-voyageur, en direction d'Ushuaia, americain, vegetarien, dislexique a mort (il a voulu quelques cours d'espagnol, ca n'a pas ete facile) mais tellement adorable! TYSON!!! On est donc repartis a TROIS le lendemain, a l'attaque des premieres "cotes" (rien a voir avec l'Equateur!...) car le paysage a change et on a retrouve les Andes en point de mire! Le climat aussi a change et j'ai ressorti les sandales, la creme solaire (indispensable ici car on est sous le trou de la couche d'ozone et le soleil mord mechemment!) et le cuissard court! On va pas se plaindre mais la Terre de Feu merite bien sa reputation qui dit qu'en une seule journee, on peut avoir les 4 saisons.
En tout cas, ces paysages sans fin m'ont offert des sensations a la hauteur de mes esperances. J'envie un peu ces gauchos qui passent leur journee sur leur cheval et a qui appartiennent vraiment ces grandes etendues et ces moments magiques ou le soleil colore l'horizon et tout le ciel de couleurs peu conventionnelles ...
On est rapidement rentres de nouveau en Argentine car la piste et les conditions de vent etaient exceptionnellement favorables. Par le plus grands des hasards, alors qu'on cherchait un endroit ou bivouaquer (pas facile au milieu de nulle part car TOUT est cloture, parce que les terres appartiennent soit a une estancia, soit a une compagnie petroliere ... des MILLIONS de km de fil de fer ... bref!) on a fait la connaissance de Marcelo, pecheur et non pas cycliste, qui nous a inviter le lendemain chez lui a Rio Grande. C'est vraiment tombe tres bien parce qu'on n'avait que 40km a faire mais pour une fois la meteo etait contre nous : vent et pluie de face = 3h45 pour arriver!!! Du coup, j'ai devore tout le matahambre a la pizza qu'il y avait au tenedor libre le soir meme : pas facile d'expliquer ce que c'est ... c'est de la viande rouge, mais les argentins decoupent la viande dans l'autre sens que nous ... les cotes de boeufs par exemple! En tout cas, ce morceau de viande venait avec une sauce tomate, type base a pizza et de la mozzarella fondue par le dessus ... Muuuummmm ... Je ne vous dit que ca!
On est repartis super touches d'autant d'amitie spontannee, requinques et bien reposes : j'ai dormi dans un LIT!!!! Dans la journee on a change completement de decor : on a retrouve des ARBRES!!! Et on est arrives a Tolhuin, tout petit village qui ne vit que grace a sa boulangerie et ses celebrissimes facturas ... Delicieuses! Comme vous le voyez, je ne risque pas de maigrir pendant ce voyage ... Tout est trop bon ici!
Enfin voila ... un tout petit col, qui surplombe une tres belle vallee, et nous etions aux portes d'Ushuaia ... Ca fait quelque chose d'arriver la quand meme. Meme si l'entree de la ville n'est pas tres belle ... comme dans beaucoup de villes ; c'est quand meme un mythe, un nom entendu tellement de fois et qui represente l'ailleurs, le lointain, l'inaccessible ... Alors ca fait bizarre d'y etre. Par chance, pour moi ce n'est pas le terminus et dans quelques jours j'entame ma remontee vers le nord!
Apres 16h de bus, me voici enfin a Puerto Madryn, petite ville balneaire, ou les touristes ne font que passer pour acceder a la Peninsule Valdes, reserve naturelle, celebre pour sa population de baleines, de loups et elephants de mer et ses pinguouins!
Je libere enfin le Chino de son carton et le remets sur roue sous le regard amuse des deux Suisses qui ont voyage dans le meme bus que moi. J'attendais ce jour avec impatience et il est loin d'etre a la hauteur de mes esperances ... Je cumule les emmerdes : je n'arrive pas a remettre la roue arriere correctement; je sors deux fois la chambre a air de ma roue arriere sans trouver la crevaison et pourtant je suis a plat ; la roue de devant, a plat depuis Quito (pas tres courageuse sur ce coup pour reparer ...) me pose des problemes aussi et finalement je comprends que c'est la valve qui est dechiree a la base ; je me rends compte que j'ai perdu la carte memoire de mon appareil photo et toutes les photos de Buenos Aires du coup (meme si je me dis que c'est un tres bon pretexte pour y retourner ... ca me fait chier quand meme!) ; je dechire mon UNIQUE pantalon potable qui s'accroche dans un porte-bidons et pour finir, un routier s'arrete apres m'avoir doublee pour se br..... (seuls les grands comprendront!) entre les roues de son camion a mon passage ... Heureusement ces jours-la n'ont que 24h et je me couche dans ma tente toute neuve en essayant de trouver la justice du jour! Mais rien ne peut entamer mon moral, meme pas le bivouac silencieux et solitaire, egaye par les chauds rayons du soleil jusqu'a 21h30! Ca change beaucoup du Perou et de l'Equateur ou il faisait nuit a 19h.

Du coup, le lendemain matin, j'ouvre les yeux comme une fleur a 8h!!! Je crois que seule et avec ce decalage par rapport au soleil, je vais appliquer la regle du "je me reveille quand j'ai assez dormi"! La journee se passe tres tranquilement, sans vent et sous un beau soleil, a decouvrir la pampa et ses autruches, a faire la course avec un guanaco et a saluer les chauffeurs de bus qui sont tres encourageants. J'arrive a Puerto Piramides vers 15h30, ce qui me laisse largement le temps de profiter de la plage et meme de me baigner dans une eau que je ne pensais pas aussi chaude. Les argentins sont encore en vacances et c'est le week end donc la plage est bondee et c'est marrant d'observer les gens : LA coutume argentine c'est de boire le mate (une sorte d'infusion) et ce meme sur la plage sous 30ºC! Le soir au camping, alors que j'allais preparer ... des pates ... deux gars viennent me voir et me demandent si ce velo est a moi ... Bien sur mais pourquoi?! Michael, americain, voyage lui aussi en velo!!! Ni une ni deux on decide d'aller ensemble jusqu'a Trelew.
Devinez lequel est americian ...
Mais avant ca, je veux faire le tour de la peninsule ... trop grande pour la parcourir en velo, les garcons me disent que le stop fonctionne tres bien et me donne leur pancarte. En effet, j'ai fait a peine 500m et je n'ai pas eu le temps de manger mes facturas (petites viennoiseries argentines de-li-cieu-ses), qu'un 4x4 s'arrete pour me prendre. A l'interieur un couple avec un bebe de 5 mois ; ils viennent d'Ushuaia ou ils vivent depuis 2ans et sont en vacances dans le nord. J'ai de la chance ce sont des gens tres interessants et ils m'ont emmenee tout au tour de la peninsule, bien plus que ce que j'esperais faire. Par contre, on n'a pas eu de chance car la journee etait brumeuse et on n'a pas vu grand chose ni du paysage ni de la faune : seulement une compagnie de loups de mer, un GROS elephant de mer echoue au milieu et des pinguouins (les premiers que je vois : j'etais toute impressionnee!). Je les quitte en prenant rdv dans 2 semaines mais cette fois-ci, chez eux, au bout du monde! Je prends direct un bus pour retourner a Puerto Madryn ou m'attendent Michael, Jerome et deux autres francais qui voyagent depuis plusieurs annees autour du monde, en velo d'abord, puis a pied maintenant, et qui connaissent Julien ... Bref, le monde des cyclo-voyageurs est vraiment petit!
Premiere etape avec mon nouveau compagnon de voyage le lendemain, au milieu de la pampa ... Ces paysages depaysants mais desoles me font dire que j'ai bien fait de ne m'arreter sur la cote atlantique que pour voir la peninsule et Punta Tombo (reserve de pinguouins). Je crois que pedaler davantage dans ce milieu n'aurait pas beaucoup d'interet ... L'etape est TRES longue car on fait une pause a Trelew mais on retrouve Jerome a 27km de la, sur la plage et le vent du soir est de face ... Arrivee avec la nuit, affamee! Heureusement, il y a un barbecue et le chef americain nous prepare de juteux hamburgers maisons! Le lendemain est la journee que j'attendais le plus dans cette visite de la cote : pinguinland!!! Des pinguouins PARTOUT! Des milliers, des millions meme certainement! et un vacarme ... Je ne pensais pas que les pinguouins etaient si gueulards! Et bagarreurs aussi car ils sont toujours en train de se chicaner et de se foutre des baffes ... trop drole! Voici donc ma curiosite satisfaite, j'ai enfin vu des pinguouins : trop marrant quand ils marchent, trop chous quand ils penchent la tete meme s'il parait que c'est parce qu'ils ne voient pas bien et qu'ils regardent d'abord d'un oeil puis de l'autre pour mieux attaquer ...

A signaler aussi mon premier tenedor libre!!! Le principe est simple : un seul prix et vous pouvez manger tout ce que vous voulez ou pouvez! J'ai mis minables les garcons qui ont mange bien trop vite! Michael quant a lui prend une coupe de glace entre son entree et sa viande ... Il faut etre ne en Amerique pour avoir une idee pareil je crois. Seul hic, les argentins cuisent bien trop leur viande rouge a mon gout ; et apres avoir goute une fois au moins, je suis retournee voir le cuisto et tres gentillement et avec un sourire je lui ai demande de me cuire un morceau rien que pour moi ... ce qu'il a fait mais m'a demande si j'etais sure que j'allais reussir a manger la viande aussi rouge ... C'est mal me connaitre! La viande ici c'est vraiment un regal!
On se separe de Jerome et c'est parti pour 10h de bus direction Rio Gallegos, 1300km plus au sud : la porte de la PATAGONIE!!!
Pas de velo pendant les 3 dernieres semaines!... Beaucoup de bus et des villes, des villes et encore des villes!
Je pourrais me contenter de ça comme resume mais bon ... Je vais quand meme essayer de detailler un peu plus!
Quito tout d'abord! Qui a ete la capitale de l'empire inca du nord ; normal donc que ça ressemble pas mal a Cusco! J'ai beaucoup aime et surtout la visite de la cathedrale ... visite "integrale" disons, avec acces au toit d'une des deux fleches! Incroyable que ce soit si peu securise!!! C'est vraiment la visite a faire, surtout avant que quelqu'un ne tombe parce qu'en suite tout sera ferme. Une juste mesure ne serait-elle pas preferable? ... Bref ... Cerise sur le gateau, on a rencontre un couple de cyclistes belges qui sont arrives a Quito le meme jour que nous, sauf que pour nous c'etait la fin et pour eux le debut! On a passe l'apres midi a leur filer des tuyaux et c'etait un peu comme revivre le trajet qu'